Le pet play ou l’animalisation ludique (jeu de rôle animal)

Avant toute chose, veuillez prendre note que je vais parler en mon nom, selon mon expérience et les recherches que j’ai effectuées pour préparer ce sujet. Je ne ne permets en aucun cas de juger le jeu des autres, ni de dire de quelle façon il faut pratiquer. Chaque personne est différente, réagira autrement et aura des besoins qui ne seront pas forcément les miens. J’en appelle au bon sens de chaque participant.
Un jeu de rôle animal (aussi appelé dans les plus connus petplay, ponyplay, ponyism, kittenplay ou pup-play en anglais) est un jeu de rôle sexuel érotique.
Dans sa forme de jeu de rôle érotique, un ou plusieurs participants peuvent prendre le rôle d’un animal réel ou fictif, dont le comportement et les agissements sont déjà inculqués ou de prendre le rôle d’un dresseur, d’un soigneur ou dans le cadre des meutes de puppy, celui de l’alpha.
Il n’est pas obligatoire d’être soumis pour s’animaliser, les personnes au caractère dominant pourront aussi jouer le rôle d’un animal et choisirons plutôt un chien comme le doberman, ayant une image plutôt forte et sans besoin d’être dompté. Mais cela reste rare. Le dominant peut aussi accompagner son puppy dans une meute en étant chien lui-même. Sans dimension dominant-soumis mais uniquement dans le jeu de rôle.
Habituellement, le jeu de rôle animal implique une transformation volontaire d’un humain en un animal. Il n’est pas nécessaire d’être costumé, parfois le comportement suffit. Mais dans la grande majorité des cas, le sujet se sentira mieux dans son rôle, s’il a toute la panoplie comme l’apparence mais aussi les accessoires tels que la cage, le panier de couchage, le collier, la laisse, la gamelle, la muselière, ou bâillon, le harnais, le catsuit, un plug anal en forme de queue, des ballet shoes ou sabots, etc. Un sentiment de sécurité et de loyauté se développera alors envers le dom, s’il est bien à sa place et s’il est justement considéré comme l’animal qu’il cherche à représenter.
Les origines du jeu de rôle animal et du petplay sont sans doute diverses et variées, encore une fois dépendantes des participants impliqués comme dans n’importe quel jeu ou n’importe quel couple BDSM.
Cependant, ses origines peuvent être influencées par le fait de porter un costume, la fiction, les mythes et légendes, et les différents aspects du jeu de rôle.
Les premières images relatant le jeu animal (en particulier le pony play) auraient été exposées dans les œuvres de John Willie, principalement dans le magazine BIZARRE publié de 1948 à 1959. La première commercialisation de ce fétiche a été faite par Simon Benson, le fondateur du site Petgirls. Tant Benson que Willie ont mis en scène des femmes extrêmement soumises, contraintes, souvent avec d’énormes mamelles avantageuses et des courbes très féminines dans le but d’exciter des hommes qui n’avaient pas forcément un fantasme d’animalisation, mais juste de posséder sexuellement ces femmes.
Le cosplay est aussi devenu une source d’inspiration qui a attiré nombre de petplayeurs aller au-delà du déguisement en adoptant le comportement de l’animal à des fins fétichistes.
Comme pour la plupart des jeux de rôles érotiques, le jeu de rôle animal, dans un contexte relationnel et sexuel, implique particulièrement la personnalité des participants et leur humeur durant le jeu. Ce jeu de rôle peut varier d’une simple imitation à une modification radicale. La simple imitation peut inclure des bruits d’animaux (du cheval au chien), des comportements joueurs, dominateurs voire soumis (typiques d’un chat ou d’un chien). La modification radicale, quant à elle, implique éventuellement le déguisement total d’un humain en un animal avec le port de masque, prothèses voire d’objets de bondage ou de sulky à tirer.
Il arrive aussi qu’une personne aime simplement à se vêtir comme un animal car il trouve la tenue esthétique mais n’aura aucun intérêt à se faire traiter comme tel.
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| Datei:Ponygirl folsom2005.jpg — de.wikipedia.org |
Pour la plupart des participants, le jeu de rôle n’a aucun lien avec la zoophilie ni même la sexualité, et peut être un sujet controversé au sein de la communauté BDSM et des pratiquants du jeu de rôle animal.
Personnellement, je suis attirée par le fait de me faire obéir d’un humain qui joue le rôle d’un animal et qui physiquement aurait d’autres réactions que celles auxquelles je pourrais m’attendre de la part un homme soumis. Je trouve ça très rafraîchissant et ludique. De plus l’esthétique de la tenue des petplayeurs m’est très plaisante. Mais je me dois d’être claire en affirmant n’avoir aucune attirance sexuelle à m’imaginer avec une bête quelle qu’elle soit. Si je joue avec le sexe du petplayeur, c’est clairement avec le sexe de l’humain qui est déguisé avec lequel je joue et non pas avec le sexe d’un cheval ou d’un chien.
Voilà, maintenant que votre esprit est libre à nouveau, je vais vous expliquer quelle est la différence entre le cosplay et le petplay.
Le cosplay est un loisir qui consiste à jouer le rôle de ses personnages en imitant leur costume, leurs cheveux et leur maquillage.
Le petplay est un jeu de rôle erotique qui consiste à jouer le rôle d’un animal de compagnie en imitant son caractère, ses mimiques et ses particularités physiques en se vêtant de fourrure, d’oreilles, de queues et de pattes.
Dans les deux cas, le costume peut atteindre des prix élevés. C’est pourquoi en tant que spectateur il est important de ne pas se jeter dans les bras d’un furry comme si c’était une peluche qui ne réclamerait que des calins. En plus avec les temps qui courent, le corona, la grippe aviaire, toussa je vous conseille de ne pas trop serrer les gens dans vos bras… bref. Il est aussi du devoir du dom de prêter grande attention au costume pour que le petplayeur puisse avoir l’esprit libre pendant le jeu et ne doive pas sans cesses penser à ne pas abîmer sa tenue plutôt qu’à son plaisir.
Le petplayeur ressent le besoin d’être apprivoisé dans un premier temps. Une communication active entre lui et son dom est nécessaire. Même si l’animal n’est pas sensé parler, la première phase ne doit pas réduire au silence le pet car personne ne peut deviner les besoins d’autrui. Ensuite seulement le dressage pourra commencer. Et la parole n’est plus nécessaire. Ce qui amènera bien sûr à une relation d’échanges en permettant à l’animal de devenir un animal de compagnie. Cela pourrait se traduire par une appartenance à long terme ou le temps de quelques heures où le dom s’engage à prendre soin de son animal de compagnie en lui apportant la sécurité, lui permettant de s’ébattre, de le nourrir correctement et de ne pas l’isoler dans un coin, ainsi que tout autres besoins préalablement discutés lors de l’apprivoisement.
Chaque race animale a ses spécialités. Un chien, un chat ou un cheval ne réagit pas de la même manière et n’a pas les mêmes besoins. C’est important de se renseigner sur le caractère de l’animal pour pouvoir l’appréhender au mieux. Bien sûr, l’humain qui revêt la peau de l’animal a aussi un caractère bien à lui qu’il est nécessaire de prendre en compte. Une muselière n’empêchera pas un humain bavard de jouer un chien qui gémit à n’importe quelle occasion par exemple. C’est intéressant pour le dresseur de façonner son animal de compagnie en tenant compte de tous ces critères. C’est un jeu très psychologique et cérébral qui nécessite patience et connaissances. En général, frapper un animal n’a jamais fait ses preuves. Mais frapper un humain masochiste qui joue le rôle d’un animal, peut être possible, si bien sûr, la punition corporelle fait partie des conditions de dressage préalablement discuté.
N’oublions pas qu’il ne s’agit que d’un jeu de rôle et qu’il est important de respecter l’humain aussi.