Dédicace spéciale aux connards du net


Ah, ces « homuscules », tapant frénétiquement sur leurs claviers comme si chaque insulte balancée sous une photo leur conférait un semblant de puissance.
On les imagine, gonflés de rancune, croyant faire trembler le monde virtuel avec leurs phrases dégoulinantes de vulgarité.
Ils sont persuadés de détenir la vérité, comme si leur opinion pouvait atteindre une femme qui leur restera à jamais inaccessible.
Mais ce ne sont que des SOS pathétiques d’un mal-être qu’ils ne savent pas comment soigner.
Ils critiquent mais ce qu’ils décrivent, ce sont leurs propres reflets.
Ils traitent les autres de moches et d’insignifiants, mais leur miroir, lui, il sait.
Derrière chaque commentaire acide, il y a une solitude qui pue l’insatisfaction.
Et quelle gloire que d’attaquer une inconnue bien à l’abri chez eux.
On ne peut pas faire plus héroïque. Déverser sa bile sur internet, c’est le summum du courage.
On les verrait presque se dresser de leur chaise, le torse bombé, fiers d’avoir écrit des commentaires rageux et gratuits.
Pauvres connards, qui confondent méchanceté et intelligence.
Ils révèlent juste une jalousie maladive, une envie refoulée et une énorme frustration.
Leur misère s’exhibe en commentaire.
Quelle tragédie de lire des hommes s’auto-détruire en croyant détruire les autres.