Les hommes, ces putes-à-clics


Ils scrollent, ils likent, ils bavent.
Leurs doigts s’affolent dès qu’apparaît un bout de peau, un décolleté, une belle croupe.
Pas une seconde d’attention pour les mots, les idées, les infos sérieuses.
L’art ? Ils s’en fichent.
Le sens ? Écrasé par un double-clic pressé.
Ils ne veulent ni dialogue, ni échange, ni beauté. Juste une dose expresse de chair virtuelle, un shoot de voyeurisme.
Mais derrière ce réflexe, il y a peut-être une logique?
Ces hommes se comportent comme des robots.
Tout ce qui sent, tout ce qui suggère du sexe, déclenche le même réflexe. Cliquer.
Le fast-sex banalise le désir. Cela bouleverse le regard sur les autres et le corps passe avant la personne.
La patience s’évapore, le cerveau s’accroche à ces stimuli faciles jusqu’à trouver les vraies relations trop lentes, presque ennuyeuses.
En cherchant la gratification immédiate, ils finissent par désapprendre la profondeur. Ça transforme l’intimité en produit jetable.
Résultat, ils transforment les réseaux en autoroutes du cliché.
La femme réduite à son corps.
Le contenu réduit à une image racoleuse.
La pensée réduite à néant.
En cliquant sans lire, ils nourrissent le vide.
Pire, ils donnent raison aux algorithmes qui décident que seule la chair fraîche vend.
Tant qu’ils fonctionneront comme ça, impossible d’élever le niveau…
L’œil dévore, l’esprit comate.